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Comment la baisse du pouvoir d'achat transforme nos vacances ?

Publié le 05 août 2008 à 17h16 par Magénération

Les prix augmentent mais pas les salaires ! Vous avez dû entendre cette phrase des dizaines de fois, mais malheureusement elle est de plus en plus vraie. Essence, électricité, alimentation... Le porte-feuilles des Français souffre et ce sont leurs vacances qui trinquent ! Séjours moins longs, sorties supprimées, petits plaisirs boudés... Voire vacances annulées ! Voici à quoi ressemble l'été 2008.

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4 Français sur 10 ne partent pas en vacances cette année

© gettyD'après un sondage Ifop pour l'Humanité, les Français seraient 42% à ne partir ni en juillet ni en août. Bien sûr les catégories populaires sont les plus touchées. Les employés sont 47% ; quant aux ouvriers, la proportion restant à la maison a doublé en quatre ans (de 20 à 41%). Mais le phénomène touche toutes les couches de la population puisque les cadres sont 20% à ne pas prendre le chemin des vacances (contre 12% en 2005). Ces chiffres illustrent parfaitement les nouvelles habitudes des Français. Face à un pouvoir d'achat en baisse, les loisirs ne sont plus une priorité, même pour les 48% qui ont la chance de partir.

Des économies... dès le départ

© MaxpppGénéralement limité aux trajets domicile-bureau, le co-voiturage fait son apparition sur les routes des vacances. Difficile à appliquer pour les familles nombreuses, c'est un moyen idéal pour les couples, les personnes seules ou les petites familles, pour diviser le prix de l'essence et des péages. On assiste donc à une nouvelle façon de voyager, toujours dans un souci d'économie. Un mode de transport qui se développe de plus en plus chez les seniors, puisqu'il permet de se reposer pendant les longs trajets.

Le nouveau visage des vacances

© Galina Barskaya - Fotolia.comUne fois arrivés sur le lieu de villégiature, la chasse aux économies continue. Comme l'explique Didier Arino, du cabinet Protourisme, "Les Français désirent des vacances qualitatives mais ont un budget particulièrement restreint [de ce fait] ils abandonnent certaines dépenses plus futiles". Premiers touchés par ce serrage de ceinture général : la restauration, les cafés et les bars. Selon l'UMIH (Union des Métiers et des Industries de l'Hôtellerie), quelles que soient les régions, les restaurateurs payent cash les nouvelles habitudes prises par les vacanciers. C'est particulièrement vrai dans le Languedoc Roussillon, où ils ont vu leur fréquentation baisser de 20 à 30%. La sortie gastronomique n'est plus une priorité, ce qui compte vraiment c'est l'hébergement.

Commentaires (1)

virginie | il y a 4 mois

Pas de co-voiturage pour moi, pas envie de me faire embarquer je ne sais ou !

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