Les chambres d’hôtes : mirage ou eldorado ?
Construire sa maison d’hôte : un concept en plein boom. Fuir la ville, changer de métier, embellir sa maison, réapprendre les joies de la convivialité : tant d’avantages qui conduisent les citadins à prendre le large. A condition de mesurer les risques.
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La maison d’hôte, comment faire ? Rien de plus simple : acquérir un domaine dans les verts pâturages et le scinder en deux pour l’accueil des touristes le week-end. Un concept qui marche. Selon l’Institut National des Statistiques et des Etudes économiques (Insee), près de 65 000 chambres d’hôtes se répartissent dans l’hexagone. Soit presque quinze fois plus qu’il y a quinze ans. Mais attention : se lancer mérite réflexion. Recherche du lieu adéquat, travaux à effectuer, publicité pour se faire connaître : s’inscrire à la mairie de la ville où l’on s’installe ne suffit pas, il faut un budget.
Gare aux coûts
Selon une étude réalisée par la Fédération des gîtes de France, la création d’une seule chambre d’hôte nécessite 12 000 €. Pas moins. Mais elle peut rapporter 1 500 à 3 000 € par an. Mieux encore, Il existe des subventions émises par la région ou le département qui peuvent atteindre 30 % du montant des travaux de gros œuvre.
Des avantages dont Jean-Jacques et Martine n’ont pas vu la couleur. Anciens propriétaires d’un salon de coiffure, ces deux morzinois ont déboursé près de 500 000 euros pour la construction de leur maison d’hôte. Cinq chambres à meubler, à décorer, à chauffer : « il aura fallu presque un an avant d’ouvrir, annonce Martine. Puis, il manque toujours un élément. Après les parois coupe-feu, c’est la centrale d’alarme… ça ne s’arrête jamais ». Sur le demi-million qu’ils ont investi, le département devrait leur rembourser moins de 10 000 euros. Une consolation, certes, mais qui ne les pas empêchés de sombrer dans une période de vaches maigres. « On se réconforte avec le fait qu’on est chargé sur les réservations. Et chouchouter les visiteurs : on adore ça ».
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