Et pourquoi pas des vacances sous le signe de la solidarité ?
Publié le 17 avril 2008 à 15h46 par Magénération
Découvrir un pays et une culture tout en conciliant une activité solidaire ? Archéologie au Pérou, journalisme en Argentine, enseignement au Cambodge… Avec Projects Abroad, tous vos projets sont réalisables.
Répandue au Royaume-Uni et en Scandinavie, la « Gap Year » est une année « mise entre parenthèses » dans un objectif d’épanouissement et de développement personnel. Après le bac (ou son équivalence), les étudiants prennent souvent une année sabbatique afin de voyager, de s’ouvrir à d’autres cultures, de découvrir un métier et de conforter leurs choix de carrière. Mais cette année de « coupure » est de plus en plus prisée par tout le monde et aux différents âges de la vie. L’organisation Projects Abroad, créée en 1992 en Angleterre, a aidé plus de 20 000 personnes à partir en missions de volontariat dans vingt-deux pays du monde entier. Quelques exemples ? Missions d’encadrement de football dans des quartiers pauvres de Rabat au Maroc ; soins animaliers en Afrique du sud ; journalisme pour un magazine en Argentine ou pour une chaîne de télévision locale au Costa Rica ; archéologie au Pérou…
Des projets pour tous
« Et sans limite d’âge maximum ! » ajoute Franck Seidel qui a implanté Projects Abroad en France, en 2006. En pratique, 43% des volontaires sont des étudiants (de plus de 16 ans), 32% des actifs et 3% des retraités. C’est l’une des rares organisations à accueillir une si large fourchette d’âge. « Beaucoup d’ONG se limitent aux 30-35 ans », dit Catherine, 44 ans, qui ne rentrait plus dans la catégorie requise. « En outre, Projects Abroad permet de partir quand on le souhaite, où on veut et pour une durée choisie et non imposée ». Par ailleurs, aucune qualification spécifique n’est demandée. Franck Seidel, le directeur de l’organisation, précise : « Nous essayons seulement de valoriser les compétences des volontaires. Un ancien commerçant est parti avec nous en mettant à profit son expérience commerciale. Il avait été refusé par d’autres ONG car il n’avait pas le profil recherché pour remplir un poste dans le médical, la logistique ou les ressources humaines ».
Un double apprentissage
Professeur de français dans la vie, Catherine a enseigné pendant un mois quelques notions d’anglais à des orphelins de 5 à 17 ans au Cambodge au travers de jeux et de chansons. « A mon arrivée, le directeur de l’orphelinat m’a emmenée sur une décharge pour me faire comprendre d’où venaient les enfants du centre. J’étais choquée même si j’avais vu des images lors de reportages : des enfants attendaient les camions poubelles pour récupérer ce qu’ils pouvaient dans une puanteur terrible. C’était dur mais c’était important d’en prendre conscience. Les enfants de l’orphelinat étaient très accueillants et souriants. Ils savaient que j’étais là pour eux mais que je ne resterais pas. La relation s’est faite très vite ». L’anglais permettra aux enfants d’accéder à un meilleur travail, mieux rémunéré. C’est un pari sur l’avenir.
"Etre grand-mère avait son importance !"
Autre expérience pour Marie-France, 66 ans, partie trois mois en mission humanitaire dans un centre pour femmes et enfants au Sénégal. « Ma présence semblait importante car j’étais une aînée », dit-elle. Le directeur du centre lui demande de faire un cours d’éducation sexuelle aux jeunes femmes. Une fois imprégnée de la culture du pays, Marie-France accepte la mission. « J’ai compris plus tard qu'au Sénégal, c'est généralement la grand-mère qui initie les plus jeunes à la sexualité. C’est ce qu’elles attendaient de moi ». Pendant son temps libre, Marie-France suivait des cours de danse africaine moderne dans une maison de quartier : « c’était un moment de grâce pour moi. Je n’avais plus d’âge et je retrouvais mon corps ». Marie-France reconnaît avoir beaucoup aimé vivre dans une famille d’accueil, une façon pour elle de découvrir le pays de l’intérieur.
« Ils sont là pour nous s'il y a un pépin »
Le coût du voyage peut rebuter certains volontaires. Pour une mission d’enseignement d’un mois au Cambodge, en 2008, il faut compter 1795 euros, hors billet d’avion. Mais si cela est cher, c’est aussi parce qu’une équipe de salariés de Projects Abroad encadre les volontaires dans la ville où ils se trouvent. « C’est très important, car on sait qu’ils sont là pour nous s'il y a un pépin et non pas à l’autre bout du monde » souligne Marie-France. Cette expérience a été tellement enrichissante pour elle qu'elle repartirait volontiers en mission. Tout comme Catherine qui a déjà pour projet de retourner au Cambodge dans l’orphelinat où elle a enseigné, mais cette fois sans encadrement.
Plus d’infos sur le site de Projects Abroad
Des projets pour tous« Et sans limite d’âge maximum ! » ajoute Franck Seidel qui a implanté Projects Abroad en France, en 2006. En pratique, 43% des volontaires sont des étudiants (de plus de 16 ans), 32% des actifs et 3% des retraités. C’est l’une des rares organisations à accueillir une si large fourchette d’âge. « Beaucoup d’ONG se limitent aux 30-35 ans », dit Catherine, 44 ans, qui ne rentrait plus dans la catégorie requise. « En outre, Projects Abroad permet de partir quand on le souhaite, où on veut et pour une durée choisie et non imposée ». Par ailleurs, aucune qualification spécifique n’est demandée. Franck Seidel, le directeur de l’organisation, précise : « Nous essayons seulement de valoriser les compétences des volontaires. Un ancien commerçant est parti avec nous en mettant à profit son expérience commerciale. Il avait été refusé par d’autres ONG car il n’avait pas le profil recherché pour remplir un poste dans le médical, la logistique ou les ressources humaines ».
Un double apprentissageProfesseur de français dans la vie, Catherine a enseigné pendant un mois quelques notions d’anglais à des orphelins de 5 à 17 ans au Cambodge au travers de jeux et de chansons. « A mon arrivée, le directeur de l’orphelinat m’a emmenée sur une décharge pour me faire comprendre d’où venaient les enfants du centre. J’étais choquée même si j’avais vu des images lors de reportages : des enfants attendaient les camions poubelles pour récupérer ce qu’ils pouvaient dans une puanteur terrible. C’était dur mais c’était important d’en prendre conscience. Les enfants de l’orphelinat étaient très accueillants et souriants. Ils savaient que j’étais là pour eux mais que je ne resterais pas. La relation s’est faite très vite ». L’anglais permettra aux enfants d’accéder à un meilleur travail, mieux rémunéré. C’est un pari sur l’avenir.
"Etre grand-mère avait son importance !"Autre expérience pour Marie-France, 66 ans, partie trois mois en mission humanitaire dans un centre pour femmes et enfants au Sénégal. « Ma présence semblait importante car j’étais une aînée », dit-elle. Le directeur du centre lui demande de faire un cours d’éducation sexuelle aux jeunes femmes. Une fois imprégnée de la culture du pays, Marie-France accepte la mission. « J’ai compris plus tard qu'au Sénégal, c'est généralement la grand-mère qui initie les plus jeunes à la sexualité. C’est ce qu’elles attendaient de moi ». Pendant son temps libre, Marie-France suivait des cours de danse africaine moderne dans une maison de quartier : « c’était un moment de grâce pour moi. Je n’avais plus d’âge et je retrouvais mon corps ». Marie-France reconnaît avoir beaucoup aimé vivre dans une famille d’accueil, une façon pour elle de découvrir le pays de l’intérieur.
« Ils sont là pour nous s'il y a un pépin »
Le coût du voyage peut rebuter certains volontaires. Pour une mission d’enseignement d’un mois au Cambodge, en 2008, il faut compter 1795 euros, hors billet d’avion. Mais si cela est cher, c’est aussi parce qu’une équipe de salariés de Projects Abroad encadre les volontaires dans la ville où ils se trouvent. « C’est très important, car on sait qu’ils sont là pour nous s'il y a un pépin et non pas à l’autre bout du monde » souligne Marie-France. Cette expérience a été tellement enrichissante pour elle qu'elle repartirait volontiers en mission. Tout comme Catherine qui a déjà pour projet de retourner au Cambodge dans l’orphelinat où elle a enseigné, mais cette fois sans encadrement.
Plus d’infos sur le site de Projects Abroad
Elena Zassiékine pour Magénération
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Commentaires (2)
mikeline | il y a 7 mois
Une autre façon de voyager... Oui mais Yves c'est normal que les quinqua ne peuvent pas voyager avec les ONG parce que certes on a de l'expérience mais physiquement des fois faut tenir aussi. On est pas des vieux mais bon...
Yves1946 | il y a 7 mois
c'est dommage que les ONG donnent une limite d'âge pour les voyages humanitaires
car nous sommes bien nombreux à vouloir échanger au Cambodge ou ailleurs. J'invite ces organismes à revoir leur décision !!